Après avoir réduit le temps passé dessus, puis après être retombée dans mon addiction, j'ai finalement décidé de tout arrêter. Cet article est la suit de ma réflexion initiée dans celui-ci, dans lequel j'abordais déjà quelques mêmes thèmes.

Oui je l'avoue, Facebook est une drogue pour moi et j'ai compris pourquoi après avoir lu pas mal d'articles sur le sujet. Je vous donne le lien de l'article en particulier qui a été le point de départ de mes recherches et de mes lectures. J'ai lu surtout des articles en anglais,  mais ce texte a été traduit en français, et voici aussi le lien pour ceux mal à l'aise avec la langue de Shakespeare Comment la technologie pirate l'esprit des gens. L'auteur, ancien ingénieur informatique chez Google, explique dans ses articles les stratégies des grandes compagnies informatiques pour nous garder captifs, prisionniers de leurs sites, applications, etc. comme le sont les joueurs de machines à sous dans les casinos. Un autre article sur le sujet qui a trouvé un écho chez moi.

Pour ma part, c'est surtout le fait d'avoir vu au fil des mois les liens se défaire, les interactions étant rendues quasi inexistantes, sauf de la part de quelques rares amis. Pour moi, un simple « j'aime » est le signe d'un automatisme, d'un geste rapide et sans grandes conséquences. Car les clics se font sur les statuts, les photos, les images drôles, les partages divers et variés et plus personne, ou presque, ne prend la peine de commenter, de discuter. Par exemple, j'ai toujours aimé échanger avec les amis de mes amis à travers des commentaires sur la publication d'un ami commun, et bien sûr avec mes amis, connaissances, copines, ex-collègues de travail, etc. (les étiquettes sont nombreuses mais tout le monde est « ami ». Mais cela n'est plus possible depuis longtemps.

J'y ai retrouvé des personnes perdues de vue depuis longtemps, y ai rencontré d'autres grâce à mon réseau, certaines personnes restent encore virtuelles à cause de la distance géographique, mais des rencontres se sont produites. D'un point de vue plus général, je pensais pouvoir garder contact grâce à ce biais mais, toujours à part quelques rares cas (et je sais que je garderai contact avec ces personnes là), les échanges sont superficiels. Comme le dit cette chroniqueuse « Quoi de plus facile qu'un simple "like" ? Quoi de plus simple que trois mots vite tapés sur un clavier ? On "aime" un statut, on regarde des photos, on rit à une blague, un dessin humoristique. On partage une vidéo, puis une autre, un statut en appelle un autre, une image en amène à une autre.

Autant de visions de carte postale qui défilent. Une vie souvent "rêvée", de ceux qu'on connaît bien comme ceux qui ne sont que de vagues connaissances et le sont quasi tous restés. Personne n'est dupe et tout le monde joue le jeu. Entre instantanés de la vie ordinaire, auto promo, coups de grisou plus rares ou coups de gueule, au final, pas de "vérité vraie". »

Alors je suis revenue au bon « vieux » courriel pour le désir d'écrire, pour combattre ma fainéantise, ma tendance à céder à la facilité et de ne plus prendre le temps de vraiment communiquer. Je sais pertinnement que la plupart de mes messages resteront lettre morte, comme c'est déjà le cas pour certains, mais au moins cela permettra de faire le tri et de ne plus me sentir mal à cause du voyeurisme malsain auquel nous cédons, pour la plupart, sur Facebook, sous prétexte de garder contact. Je n'ai jamais envié la vie des autres, car je sais que pour la très grande majorité, les publications sont seulement positives, montrant la « vie rêvée ». Et pour illustrer ma conclusion, une vidéo illustrant magistralement les dérives du fameux réseau social. Pas de soucis si vous ne parle paz anglais, la vidéo n'a pas de dialogues.

P.-S. : si vous souhaitez échanger sur le sujet, n'hésitez pas à le faire dans les commentaires!

 Higton Bros: If You Have Facebook Then this Is Probably Your Life...