Chroniques Éparses

06 août 2017

« La loi 101 a-t-elle atteint ses objectifs? »

Comme tous les jours je lis sur ma tablette les nouvelles, grâce à l'application La Presse +, et ce matin une chronique disponible ici a motivé un courriel de ma part au journaliste. Pour en savoir plus sur la loi 101 voir ici.
------------

Bonjour,

Votre chronique sur la loi 101 parue aujourd'hui fait écho à ma propre histoire.

Quand nous avons émigré au Québec en 2002, nul besoin de retourner à l'école par contre vu notre âge (dans la trentaine pour mon conjoint et moi-même) et le français était notre langue maternelle. Mais comme ces jeunes anglophones le « nous » restait impossible car nous n'étions pas nés au Québec... Connaître la culture et s'y plonger n'a pas aidé à notre acceptation, je pense plutôt que c'est la « peur de l'autre » comme vous le mentionnez. Quand cela fait x fois que l'on s'entend demander « Tu rentres quand chez toi? », de la part de collègues et de personnes rencontrées au fil des hasards, on se rend vite compte que le « à 5 h comme toi, pourquoi? » ne fonctionne pas. Et je vous passe les innombrables remarques sur notre accent et mon « trop bien parler ». Nous avions choisi de ne pas nous installer à Montréal, pour justement s'intégrer plus rapidement nous avons habité à Longueuil puis à St-Amable avant de déménager pour l'Ontario. Le déménagement a été motivé après 4 ans et demi au Québec pendant lesquelles nous avons fait de trop rares belles rencontres.

Mon mari a eu une expérience différente de la mienne, son environnement de travail a été plus ouvert que les miens. Je dis les miens car mon profil de départ (en archéologie) n'est pas chose aisée quelque que soit le pays! J'ai fait avec plaisir plusieurs jobs, l'idéal pour s'immerger dans la société et la culture québécoise, et c'est grâce à mon poste de commis dans un IGA que j'ai appris le français québécois. Après plusieurs jobs payés au salaire minimum, j'ai décidé comme beaucoup de nouveaux arrivants de retourner à l'école. Pour obtenir mon DEP en secrétariat et comptabilité je devais faire un stage de fin d'études en entreprise et malgré mes excellents résultats scolaires, ma recherche s'est révélée vaine. Finalement, c'est grâce à la mère d'une amie j'ai pu à la dernière minute obtenir ce précieux stage.

À la fin de ma scolarité, recommandée par l'école grâce à mes excellents résultats et après plusieurs entrevues, aucune entreprise (à Montréal) ne voulait m'embaucher parce que ne parlais pas assez bien l'anglais. À cette époque, mon mari a eu l'opportunité de venir travailler dans la Grande Région de Toronto en français, et après un après-midi passé sur le net à chercher un emploi, je me suis retrouvée avec trois entrevues parce que je parlais français. Je suis donc venue ici, j'ai passé deux entrevues en français, une en anglais et les trois entreprises voulaient m'engager parce que j'étais bilingue. Mon anglais pas assez bon pour Montréal, ne posait aucun problème par contre là, étonnant non?! La décision de changer de province s'est donc vite imposée.

Après 15 ans au Canada je me définis comme Franco-Ontarienne, Canadienne et finalement comme Française. Et oui comme Elvis Gratton, c'est difficile pour les immigrants de savoir qui l'on est, mais cette triple identité remplie de défis relevés et de découvertes est ce qui fait la richesse du Canada et j'espère un jour celle du Québec.

Posté par saintmimi à 08:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


01 août 2017

Bullet journal - souvenirs de juillet

Je m'amuse à écrire et à dessiner dans le bullet journal que je n'utilise plus pour planifier mon quotidien, étant donné que je ne travaille plus depuis plusieurs mois. Il est en effet surtout devenu un espace de dessin, de réflexion et de tests divers.

IMG_1780

Cela fait un moment que j'avais envie de tester la pages des souvenirs mensuels. C'est un peu comme la traditionnelle célébration nord américaine de l'Action de Grâces (ou Thanksgiving en anglais) célébrée en octobre ici et en novembre chez nos voisins du sud (vu la météo plus fraîche par chez nous). C'est l'occasion de prendre le temps de revenir sur l'année qui vient de passer, et même si nous ne célébrons pas cette tradition, j'aime bien faire l'exercice de se pencher sur les mois écoulés. Avec le bullet journal cette possibilité est offerte chaque mois. 

Si vous souhaitez voir quelques photos (j'en partage peu) de mes pages de journal, rendez-vous sur Instagram. Mon pseudo là-bas est composé de mon prénom, d'un point, le tout suivi de mon pays d'adoption. Oui, je sais je suis joueuse, j'aurais pu vous donner l'info directement!

Posté par saintmimi à 17:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

31 juillet 2017

La mort en émoticônes

Ce texte d'opinion lu ce matin dans La Presse + m'a fait repenser à ce que j'écrivais récemment sur Facebook ici et .

Il me paraît important de prendre le temps, justement le fameux temps qui fait que cliquer sur « j'aime » est tellement devenu naturel pour tout, le temps de penser à notre usage de la fameuse plateforme. Et cela bien sûr dans les deux sens, autant dans le sens d'y poster certains types de nouvelles (je plaide coupable l'ayant moi-même fait), que d'y répondre avec un simple pouce bleu.

--------------------------------------

OPINION

LA MORT EN ÉMOTICÔNES

Quand la valeur d’une amitié se résume à un « like », vous pouvez imaginer la place que vous occupez dans le cœur de cet ami. 

 

Il y a un peu plus d’une semaine, je portais avec mes cinq frères le cercueil de mon père vers l’autel afin de célébrer ses obsèques. Sur les réseaux sociaux, j’avais décrit régulièrement, mais sobrement, le long chemin de mon père vers cette mort qu’il avait affrontée avec une sérénité et un courage hors du commun.

J’avais choisi cette voie afin de minimiser les nombreux messages personnels à tout un chacun. Je croyais alors utiliser à bon escient ce moyen afin d’atteindre le plus grand nombre possible de mes amis. Peu à peu, les gens qui me suivaient comprirent l’histoire atypique de mon père avec ses fils, ma relation privilégiée avec cet homme remarquable ainsi que le profond attachement que j’avais pour lui en l’accompagnant quotidiennement vers sa fin.

Puis elle vint, cette fin. 

Encore une fois, c’est à travers les mêmes réseaux que je fis connaître la triste nouvelle à l’aide d’images évocatrices et de demi-mots. La grande majorité de mes relations comprirent alors le drame qui me secouait. Pour les autres, il y avait le conventionnel avis dans le journal et l’application tablette. 

Peu à peu, parfois sur Messenger ou sur mon mur Facebook, par courriel et via Instagram, je reçus de courts messages de condoléances. Je fus également inondé d’émoticônes : cœurs, mains jointes, petits personnages tristes, anges, nuages, etc.

Puis vinrent les obsèques… à Québec. 

Comme je vis à Montréal depuis bientôt 30 ans, la grande majorité de mes connaissances n’habitent pas Québec.

EN PERSONNE OU SUR INTERNET ?

De tous les rituels entourant la mort, le fait de recevoir les condoléances au salon funéraire avant la cérémonie religieuse était jusqu’à tout récemment ancré profondément dans nos vies.

Puis vinrent les réseaux sociaux.

Pour moi, ce rituel de visite au salon représente sans aucun doute l’occasion unique de prouver et de démontrer l’importance que l’on accorde aux vivants dans sa vie, la place qu’ils occupent dans son cercle intime et de l’estime qu’on leur porte. Présenter en personne ses condoléances et accompagner celui qui pleure un être cher est un geste profond de respect, d’estime et de solidarité.

À l’ère des relations virtuelles, j’ai soudainement et brutalement constaté la valeur réelle de l’amitié. Entre celui qui s’est contenté d’ajouter une émoticône à une publication Facebook ou une photo sur Instagram et celui qui a parcouru 700 km par un beau samedi ensoleillé d’été au cœur même de ses vacances...  le constat est affligeant. Que penser alors de celle-ci qui est venue directement de Kingston ou de Kaboul ?

J’ai ainsi compris la valeur de la vie humaine et de l’amitié pour plusieurs d’entre nous. Quand elle se résume de la part d’un ami présumé à un « like » sur un mur Facebook lors de la mort de votre père, vous pouvez vite imaginer la place que vous occupez dans le cœur de cet ami. 

Merci, Facebook, pour la leçon.

Après, on ose dire que les réseaux sociaux sont vides de sens...


Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.

Posté par saintmimi à 07:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

29 juillet 2017

Le 27 c'est Pinterest

ou disons presque pour ce mois-ci! Le principe du blogue collectif Le 27 c'est Pinterest est de publier chaque 27 du mois la réalisation d'une épingle dans n'importe quel domaine. Épingle qui attend depuis un moment, ou pas, d'être réalisée.

Pour ma première participation, c'est une épingle gourmande dénichée hier qui ouvre le bal. Je tenais depuis un moment à essayer une recette de gâteau au chocolat dans lequel se trouve des courgettes. Devant dissimuler les courgettes pour les faire manger à marichéri, j'étais depuis un moment à court d'inspiration, et une envie impérieuse subite de chocolat s'est présentée justement récemment!

IMG_1779

Cette recette végétalienne de brownies est issue d'un blogue américain et voici un lien qui va vous aider avec les conversions. Depuis le temps que je vis ici, les recettes anglo-saxonnes sont devenues de plus en plus mes sources d'inspiration.

IMG_1780

Dans la recette originale les ingrédients sont les suivants :

  • 1 1/2 cups granulated sugar
  • 1/2 cup canola oil
  • 1 cup unbleached all-purpose flour
  • 1 cup whole wheat flour
  • 1/4 cup unsweetened cocoa powder
  • 2 cups shredded zucchini lightly drained of excess moisture
  • 2 teaspoons vanilla extract
  • 1 teaspoon salt
  • 1 1/2 teaspoons baking soda
  • 3/4 cup vegan semi-sweet chocolate chips

ou en français avec mes commentaires :

  • 1 1/2 tasses de sucre (j'ai utilisé du miel à la place mais attention à la quantité, il faut moins de miel car il sucre plus, et encore là j'en ai trop mis)
  • 1/2 tasse d'huile de canola (j'ai utilisé de l'huile d'olive)
  • 1 tasse de farine tout usage non blanchie (j'ai utilisé de la farine de blé)
  • 1 tasse de farine de blé
  • 1/4 tasse de chocolat en poudre non sucré
  • 2 tasses de courgettes rapées légèrement égouttées
  • 2 cuillères à thé d'extrait de vanille
  • 1 cuillère à thé de sel
  • 1 1/2 de bicarbonate de soude (un article très utile sur ce produit difficile à substituer malheureusement)
  • 3/4 tasse de pépites de chocolat demi-sucré 

J'ai choisi une recette végétalienne, car je le suis quasiment maintenant à 100 %, et le résultat est bluffant! Les brownies sont légèrement croquants à l'extérieur et terriblement moelleux à l'intérieur! Impossible d'y résister, y compris pour marichéri.

IMG_1782

 

Posté par saintmimi à 20:44 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

Visites quotidiennes

Cette fois-ci c'est au tour de sa majesté Maou d'être la vedette du jardin. Il adore se mettre au milieu du jardin comme vous pouvez le voir. 

IMG_1768

La petite boîte carrée à côté de lui est le vestige de la fontaine qui se trouvait là quand nous avons acheté la maison il y a de cela 10 ans. Malheureusement, elle n'a pas resisté aux nombreux assauts des écureuils et autres membres de la faune locale (y compris monsieur Maou) qui l'ont fait régulièrement tombée en sautant dessus. 

IMG_1772

En tout cas, le mini-roi lion apprécie cet emplacement pour surveiller son domaine avant d'aller faire une petite sieste bien méritée sur les marches de la terrasse et ce, en bonne compagnie! Et pendant ce temps, je me repose sur ma chaise longue en savourant la disparition des douleurs.

IMG_1775

Posté par saintmimi à 14:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


25 juillet 2017

Visite du jour

Étant dans un cercle vicieux depuis quelques jours dû au sommeil non réparateur, à cause de la douleur, donc fatigue et moral bas, j'ai décidé de reprendre mon appareil photo. Je commence en croquant les visites faites à l'arbuste aux fruits rouges qui se trouve au fond du jardin.

Rien ne vaut un petit bonheur du jour comme baume au moral!

IMG_1764

IMG_1765

IMG_1766

Posté par saintmimi à 16:19 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

24 juillet 2017

Une broderie pour renaître

J'ai découvert sur le blogue de Little House Needleworks le projet Une broderie pour renaître.

Le but de ce projet est de récolter de l'argent pour la Protection civile italienne, c'est pour la reconstruction suite à la série de tremblements de terre qui a secoué l'Italie l'année dernière. Chaque grille a été donnée par les créateurs pour soutenir cette initiative et le prix de vente est de 10 euros chacune. Et après votre achat la grille est téléchargeable immédiatement.

Pour ma part j'ai choisi cette grille, et vous laquelle allez-vous choisir? 

1_le-file-de-l-amitie-veronique-enginger

Posté par saintmimi à 12:31 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

06 juillet 2017

7 jours après

Et non plus 15 ans après cette fois-ci. Et oui, cela fait une semaine que j'ai pris la décision de quitter Facebook, comme je l'expliquais dans mon billet précédent, et je ne le regrette pas. Et au vu de cette première semaine, cela devrait normalement continuer sur cette lancée.

Le plus surprenant, ou le plus effrayant, selon le point de vue, est de m'être rendue compte à quel point le geste de consulter ce site était devenu un réflexe inconscient. Ayant supprimé tous les favoris et autres raccourcis, je me suis surprise de taper simplement la lettre F dans mon retour de recherche, puis d'accepter la première suggestion de la liste,  pour finalement me retrouver sur la page d'accueil du célèbre site. Un simple geste réflexe qui montre à quel point l'habitude ancrée d'aller prendre sa dose à chaque moment creux.

Comme cela a été expliqué avec les liens contenus dans le précédent message, c'est tellement facile de remplir ces moments creux, ces moments d'ennui avec une solution rapide ne demandant aucun effort! Le seul effort que j'ai dû faire a été justement de ne pas céder à cette facilité. Je mentionnais aussi précédemment que j'étais retournée à un mode de communication plus classique avec l'échange de courriels, et j'ai été heureuse de lire des amies qui ont pris le temps de me répondre, de m'envoyer un message, ou bien encore de commenter ici un de mes billets. Merci mesdames d'avoir fait ce geste, j'apprécie énormément votre démarche et bien sûr, je ne manquerai d'entretenir la communcation avec vous. 

Mais qu'est-ce que je fais de ce temps gagné, temps que je n'ai jamais osé mesurer. Je me suis remise à la lecture, je viens de terminer la version française de #everythingthatremains, un des livres de The Minimalists publié en français sour le titre Un autre regardje me suis enfin remise au bullet journal avec le défi #bohoberrychallenge tout en continuant mon cours à l'université qui tire à sa fin, sans oublier de cuisiner quand mon arthrose le permet avec un livre de cuisine végétarienne/végétalienne. Bref, j'ai fait l'effort de combler mes moments d'ennui sans céder à la tentation de la facilité et je me félicite d'avoir pris ce chemin.

J'ai décidé de dépoussiérer ce blogue et je prévois de faire un billet sur l'ouvrage de The Minimalists qui m'a fait beaucoup réfléchir. Je les suis depuis un moment mais je n'avais jamais vraiment pris le temps de réfléchir sur le sujet, chose que j'ai décidé de corriger!

 

P.-S. question aux lectrices qui sont aussi sur Canablog : comment faites-vous pour rendre un mot dièse, ou hastag, fonctionnel? 

Posté par saintmimi à 18:40 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

30 juin 2017

Pourquoi quitter Facebook?

Après avoir réduit le temps passé dessus, puis après être retombée dans mon addiction, j'ai finalement décidé de tout arrêter. Cet article est la suit de ma réflexion initiée dans celui-ci, dans lequel j'abordais déjà quelques mêmes thèmes.

Oui je l'avoue, Facebook est une drogue pour moi et j'ai compris pourquoi après avoir lu pas mal d'articles sur le sujet. Je vous donne le lien de l'article en particulier qui a été le point de départ de mes recherches et de mes lectures. J'ai lu surtout des articles en anglais,  mais ce texte a été traduit en français, et voici aussi le lien pour ceux mal à l'aise avec la langue de Shakespeare Comment la technologie pirate l'esprit des gens. L'auteur, ancien ingénieur informatique chez Google, explique dans ses articles les stratégies des grandes compagnies informatiques pour nous garder captifs, prisionniers de leurs sites, applications, etc. comme le sont les joueurs de machines à sous dans les casinos. Un autre article sur le sujet qui a trouvé un écho chez moi.

Pour ma part, c'est surtout le fait d'avoir vu au fil des mois les liens se défaire, les interactions étant rendues quasi inexistantes, sauf de la part de quelques rares amis. Pour moi, un simple « j'aime » est le signe d'un automatisme, d'un geste rapide et sans grandes conséquences. Car les clics se font sur les statuts, les photos, les images drôles, les partages divers et variés et plus personne, ou presque, ne prend la peine de commenter, de discuter. Par exemple, j'ai toujours aimé échanger avec les amis de mes amis à travers des commentaires sur la publication d'un ami commun, et bien sûr avec mes amis, connaissances, copines, ex-collègues de travail, etc. (les étiquettes sont nombreuses mais tout le monde est « ami ». Mais cela n'est plus possible depuis longtemps.

J'y ai retrouvé des personnes perdues de vue depuis longtemps, y ai rencontré d'autres grâce à mon réseau, certaines personnes restent encore virtuelles à cause de la distance géographique, mais des rencontres se sont produites. D'un point de vue plus général, je pensais pouvoir garder contact grâce à ce biais mais, toujours à part quelques rares cas (et je sais que je garderai contact avec ces personnes là), les échanges sont superficiels. Comme le dit cette chroniqueuse « Quoi de plus facile qu'un simple "like" ? Quoi de plus simple que trois mots vite tapés sur un clavier ? On "aime" un statut, on regarde des photos, on rit à une blague, un dessin humoristique. On partage une vidéo, puis une autre, un statut en appelle un autre, une image en amène à une autre.

Autant de visions de carte postale qui défilent. Une vie souvent "rêvée", de ceux qu'on connaît bien comme ceux qui ne sont que de vagues connaissances et le sont quasi tous restés. Personne n'est dupe et tout le monde joue le jeu. Entre instantanés de la vie ordinaire, auto promo, coups de grisou plus rares ou coups de gueule, au final, pas de "vérité vraie". »

Alors je suis revenue au bon « vieux » courriel pour le désir d'écrire, pour combattre ma fainéantise, ma tendance à céder à la facilité et de ne plus prendre le temps de vraiment communiquer. Je sais pertinnement que la plupart de mes messages resteront lettre morte, comme c'est déjà le cas pour certains, mais au moins cela permettra de faire le tri et de ne plus me sentir mal à cause du voyeurisme malsain auquel nous cédons, pour la plupart, sur Facebook, sous prétexte de garder contact. Je n'ai jamais envié la vie des autres, car je sais que pour la très grande majorité, les publications sont seulement positives, montrant la « vie rêvée ». Et pour illustrer ma conclusion, une vidéo illustrant magistralement les dérives du fameux réseau social. Pas de soucis si vous ne parle paz anglais, la vidéo n'a pas de dialogues.

P.-S. : si vous souhaitez échanger sur le sujet, n'hésitez pas à le faire dans les commentaires!

 Higton Bros: If You Have Facebook Then this Is Probably Your Life...

 

 

Posté par saintmimi à 12:32 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,

23 juin 2017

15 ans après

La Confédération canadienne fête cette année ses 150 ans, et nous, nous, fêtons aujourd'hui nos 15 ans au Canada. Que de chemin parcouru depuis le 23 juin 2002, date à laquelle nous sommes arrivés à Montréal et  nous avons passé notre première nuit à l'auberge de jeunesse comme tant d'autres nouveaux arrivants!

15 ans donc et 2 provinces, 2 maisons, 2 appartements, 2 sous-sols, 2 chats, 1 chienne, 7 emplois pour moi, 3 emplois pour marichéri, 2 diplômes pour moi plus un troisième en cours, une double nationalité, des problèmes de santé, des deuils à faire mais aussi des découvertes, de belles rencontres et de fantastiques opportunités. Une autre façon de voir le monde et les relations interpersonnelles où la médiation et la conciliation sont de mise, une tolérance et une ouverture aux autres dans ce jeune pays où nous avons l'impression de vivre un peu à l'écart de la folie du monde, sans oublier un pragmatisme dû à l'hiver et au fatalisme parfois un peu trop présent. 

Aucune idée de ce que les 15 prochaines années nous réserveront, la seule chose que nous savons c'est que notre prochaine maison sera à Ottawa et pour le reste qui vivra verra comme dit le proverbe!

 

Flag_Canada2

Posté par saintmimi à 11:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :